LE MICROCHIMERISME MATERNEL-FOETAL

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Chimérisme maternel‑fœtal : quand la mère, l’enfant… et même le père partagent leurs cellules

Le microchimérisme maternel‑fœtal est un phénomène fascinant et encore méconnu : pendant la grossesse, des cellules passent entre la mère et le fœtus, dans les deux sens. Ces cellules peuvent persister des années, parfois toute la vie, créant un lien biologique profond et durable.

Qu’est‑ce que le microchimérisme fœto‑maternel ?

Pendant la grossesse :

  • des cellules fœtales traversent le placenta et s’installent dans le corps de la mère ;
  • des cellules maternelles migrent vers le fœtus.

Ces cellules peuvent se loger dans divers tissus :

  • sang
  • peau
  • foie
  • thyroïde
  • cœur
  • cerveau

Elles peuvent représenter jusqu’à 6 % des cellules dans certains tissus maternels.

Des cellules fœtales dans le corps de la mère… et donc de l’ADN paternel

Le fœtus porte 50 % d’ADN paternel. Quand ses cellules migrent vers la mère, elles transportent aussi l’empreinte génétique du père.

Ainsi, une femme ayant été enceinte peut porter :

  • des cellules de son enfant ;
  • donc des cellules contenant l’ADN du père ;
  • parfois pendant plusieurs décennies.

La mère porte des cellules du père via l’enfant.

Les cellules maternelles dans le corps de l’enfant

Le phénomène fonctionne aussi dans l’autre sens :

  • des cellules maternelles passent dans le fœtus ;
  • elles peuvent persister à l’âge adulte ;
  • elles influencent probablement la tolérance immunitaire.

Existe‑t‑il des cellules du père directement dans le corps de la mère ?

Non, pas directement.

Aucune preuve scientifique ne montre que des cellules du père passent dans le corps de la mère via les rapports sexuels ou d’autres voies. Le système immunitaire maternel détruirait immédiatement toute cellule étrangère.

Le seul vecteur biologique stable entre le père et la mère est donc : le fœtus, qui porte l’ADN des deux parents.

Le microchimérisme “fraternel” ou multi‑générationnel

Encore plus étonnant :

  • des cellules d’un premier fœtus peuvent rester dans le corps de la mère ;
  • puis migrer vers un fœtus suivant.

Cela signifie qu’un enfant peut porter :

  • des cellules d’un demi‑frère ou demi‑sœur ;
  • donc des cellules provenant d’un autre père.

C’est rare, mais documenté.

Pourquoi ce phénomène existe ?

Les chercheurs pensent que le microchimérisme pourrait :

  • favoriser la tolérance immunitaire pendant la grossesse ;
  • participer à la réparation tissulaire chez la mère ;
  • jouer un rôle dans certaines maladies auto‑immunes (hypothèse encore débattue).

Une vision plus symbolique

Au‑delà de la biologie, ce phénomène révèle quelque chose de profondément humain : la mère porte en elle des traces cellulaires de ses enfants, et donc de leurs pères, parfois pour toute sa vie. Un lien invisible, intime, et étonnamment durable.


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